Uber décidé à convaincre l’État en passant par un lobbying

Uber s’attaque à l’État, car cela fait une année que l’entreprise américaine mène des tractations en utilisant à la fois, le bâton et la carotte pour arriver à ses fins. Confronté à la grogne des taxis, le gouvernement tergiverse et ne sait pas s’il faut résister ou faire des concessions.

Une fois de plus, le gouvernement risquera de faire face à l’affaire des taxis avec Uber qui essaie tant soi peu d’apporter ses arguments et tisser sa toile afin de rencontrer le gouvernement. Et les deux camps ne sont pas prêts d’abandonner la partie.

En voulant appuyer la loi qui encourage le développement de sites, l’exécutif voulait sortir de la crise qui devenait insoutenable. Mais à défaut de n’avoir pas pu trouver une solution conséquente, il s’est rétracté face à la grogne des taxis.

Tout est tendu actuellement avec l’application UberPop, qui donne la possibilité aux particuliers de se convertir en chauffeurs le temps d’une course.

Mais cette pratique a été interdite en 2014 par la loi Thévenoud, sauf qu’Uber, décidé à défendre ce qui pourrait est le symbole du passage de l’ancienneté à la modernité fait fie la loi. Oppressé par les taxis, le gouvernement était obligé de stopper le géant américain.

Pour ce faire, il avait sollicité l’aide de plusieurs départements à savoir, la direction de la concurrence, la Commission nationale de l’informatique et des libertés, la justice et l’Urssaf.

Alors qu’on entrait dans la période estivale en 2015, le gouvernement se recroquevillait sur elle-même refusant de rencontrer les dirigeants de l’entreprise américaine. Le Secrétaire général de l’Elysée très volontaire quand, il faut donner des réponses par rapport aux questions économiques avait fait échouer un rendez-vous avec les représentants de l’entreprise.

De son côté, le Chef de l’État, François Hollande avait indiqué qu’il fallait arrêter UberPop, car considéré comme une entreprise qui ne respecte pas la loi. Il avait par ailleurs demandé de saisir les véhicules qui participaient à l’activité de l’entreprise américaine.

Le lobbying très actif

Face à cet affront, l’entreprise a modifié sa stratégie. Elle a recruté, deux hommes très connus dont la mission est de recréer les liens avec le pouvoir. Ces deux sont, Alexandre Quintard-Kaigre, un ex membre des services de Matignon, qui se gère désormais les affaires publiques d’Uber et Grégoire Kopp ancien conseiller en communication d’Alain Vidalies, secrétaire d’État en charge des Transports.

Mais ce n’est pas tout, car Uber compte aussi mettre en avant le sentiment du public qui semble apprécier le service. A travers ces initiatives, il pense convaincre les politiques.

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Créateur de JobPilot. J'aide les internautes dans leurs recherches d'informations dans le domaine de l'emploi et de la formation. De formation ingénieur, je suis dans le monde de l'aide à l'emploi et plus généralement dans le journalisme depuis 16 ans (2010). Rédacteur en chef sur Jobpilot.fr