Réforme de la formation : le déni du réel

Depuis son lancement, la loi de mars 2014 a immobilisé la formation et montré les limites de l’éducation. A partir de l’année prochaine, l’État sera obligé de tout refaire ou encore se résigner.

Alors que l’école publique avait rempli sa mission jusqu’aux années 70, dans les apprentissages, la naissance de la société de la connaissance et de l’information a apporté un vent différent.

L’école est en difficulté dans le monde

Il faut dire que de nombreux professionnels du monde de la formation appellent à changer les méthodes aussi bien dans l’enseignement, que dans les programmes. Dans la majorité des pays, les enseignants sont boudés, car l’école est en déphasage avec la société et le monde de l’entreprise surtout en France. Mais également parce que, les grands, ne sont plus considérés comme des exemples impossible à suivre, par les enfants qui préfèrent les distractions et plus orientés sur la technologie.

Mais il y a aussi l’information et la connaissance qui sont accessibles et impossible à garder, car elle évolue tous les jours. De plus avec internet, tout le monde à accès aux nouveautés en termes de formation et d’apprentissage.

D’autre part, si l’éducation doit être reformée, c’est parce qu’il faut se former constamment remettant en doute, les précédentes dispositions de la société en partant de l’école au travail.

La formation remplie d’illusions françaises

Il faut dire que la formation a été détruite par les pouvoirs publics qui en ayant mis l’accent sur le social se sont retrouvés en déphasage avec la réalité.

Mélanger formation, communication, apprentissages, bureaucratie, difficulté, mutualisation et quote-part obligatoires représente un danger pour le système.

Le fait de perpétuer un dispositif éducatif gratuit ou encore soutenu sans se poser des questions sur sa potentialité c’est sacrifier désagréablement, ceux à qui ces aides sont destinées.

Alors qu’avec seulement 1 à 1,5%, des effectifs des entreprises, le Compte Personnel de Formation (CPF) n’utilise que 0,2 % de de son personnel. En donnant 40 euros chaque année à chaque travailleur, quand on sait que la formation coûte cher et demande assez de temps et d’expérience, on avorte toute possibilité d’améliorer la formation.

Share this article

Créateur de JobPilot. J'aide les internautes dans leurs recherches d'informations dans le domaine de l'emploi et de la formation. De formation ingénieur, je suis dans le monde de l'aide à l'emploi et plus généralement dans le journalisme depuis 16 ans (2010). Rédacteur en chef sur Jobpilot.fr