Le protectionnisme prôné par Donald Trump pourrait plomber davantage l’emploi dans l’industrie

Donald Trump remporte l’une de ses batailles qui consistaient à empêcher les groupes industriels américains à s’expatrier dans d’autres pays comme le Mexique car cela représentait un danger pour l’emploi aux États-Unis.

En fait, Ford a renoncé à construire son usine au Mexique, une décision qui revigore Donald Trump alors qu’il n’a pas encore prêté serment. Le président élu des États-Unis a déjà engagé sa politique de protectionnisme. C’est certes une victoire de convaincre Ford de ne pas ouvrir une usine au Mexique, mais celle-ci cache de nombreuses zones d’ombres d’après certains spécialistes.

Avant l’investiture de son patron, la nouvelle administration américaine a prouvé qu’elle pouvait prendre des mesures protectionnistes comme promis par son candidat au cours de la campagne.

Ces décisions viennent satisfaire les demandes populistes, mais celles-ci correspondent avec des travaux dernièrement effectués qui mettent en lumière les effets négatifs consistants concernant les importations chinoises sur l’emploi et les revenus aux États-Unis dans les années 2000. Rien ne prouve aussi qu’un retour aux vieilles méthodes puissent porter des fruits et que le protectionnisme puisse redonner les emplois.

Au cours des années 90, un débat avait pris place aux États-Unis concernant les causes de l’aggravation notée des inégalités. Il y avait d’un côté, l’évolution technique qui réduisait la demande de travail non qualifié et, d’un autre part, la concurrence issus des importations venant des pays où les revenus son bas. Tout le monde était d’accord que le changement technique était plus important.

La Chine a bon dos

Au cours des années 2000, les États-Unis espéraient changer la donne avec les importations chinoises qui avaient été multipliées par trois et établies à 3% du PIB.

Plusieurs études ont prouvé que les importations ont causé la destruction d’1 million d’emplois industriels entre 1999 et 2011, et environ 2 millions d’emplois dans toute l’économie.

Celles-ci proposent plutôt, une adaptation assez lente des marchés locaux de l’emploi, et donc des impacts spécialement importants sur l’emploi et les revenus à l’endroit où la concurrence chinoise a pris le dessus. Mais cette perte d’emploi industriel causée supposément par la concurrence chinoise ne concerne que le quart des 5 millions d’emplois supprimés dans le secteur de la manufacture américain depuis l’année 2000 !

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Spécialisé en formation des jeunes. Diplômé de l'université de Rouen, Francis est notre journaliste spécialisé dans la formation, notamment en donnant des conseils à travers ses news pour les jeunes.