Baisse de l’aide de l’état accordée à Pôle emploi

Cette année, l’État a décidé de faire des économies dans plusieurs domaines et secteurs d’activités qui font partie de son giron. Il vient de baisser la subvention qu’il accorde à Pôle emploi de 30 millions d’euros, suffisant pour créer une agiation au sein du conseil d’administration (CA) de l’entreprise qui a refusé de voter le budget modifié.

Le nouveau budget qui a fini par être validé mercredi par le CA de Pôle emploi dispose d’une allocation publique évaluée à 1,477 milliard d’euros, alors que selon le traité signé entre l’Unédic et Pole emploi, celui-ci était de 1,507 euros. L’état finance en partie ce budget à l’Unédic qui se charge de la gestion du chômage.

Économiser pour renforcer le coût de fonctionnement

Cette nouvelle économie de de 30 millions fait partie de l’effort global d’économies fait par l’ensemble des entreprises étatiques afin de financer le plan d’urgence pour l’emploi» comme l’avait indiqué au début de l’année, le ministère du Travail. Cette mesure ne vient pas faire un décompte des services aux demandeurs, mais faire des économies sur le budget de fonctionnement interne de Pôle emploi», indique-t-on.

Mais ce montant est équilibré par une économie de 22 millions d’euros effectué par Pôle emploi après la suppression de son entente de classement des emplois » explique-t-on. Alors qu’elle avait été signée par la direction, et plusieurs inorganisations syndicales dont, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, cette entente avait été invalidée par trois autres syndicats à savoir SNU, CGT, FO, mais c’est la cour d’appel de Paris qui avait tranché le litige en janvier permettant de valider l’entente.

Budget emploi déficitaire de 52 millions d’euros

Quant à Pôle emploi, il a expliqué que cette baisse n’aura aucun impact sur son résultat comptable. Mais cette réduction de subvention arrive au moment où Pôle emploi dispose d’un budget emploi déficitaire de 52 millions d’euros. Ce qui a provoqué des réactions chez les responsables syndicaux et du patronat de l’entreprise qui ont brandit la menace de l’abstention. Une menace qui a provoqué l’interruption de la séance d’après les représentants FO et CFTC.

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